Le patron de la Fifa Gianni Infantino a donné une conférence de presse mercredi à Mexico, à la veille du match d'ouverture du Mondial 2026. Il a notamment dit espérer que le président algérien accorde une grâce au journaliste sportif français Christophe Gleizes afin qu'il puisse venir couvrir le tournoi pour lequel il a reçu une accréditation.
Le président de la Fifa Gianni Infantino a dit mercredi 10 juin espérer une grâce présidentielle pour le journaliste français emprisonné en Algérie et défendu les tarifs des billets pour la Coupe du monde ainsi que sa proximité avec Donald Trump, mercredi à Mexico. Voici les principaux points de sa conférence de presse, où le dirigeant a rarement été mis en difficulté, organisée à la veille du match d'ouverture du Mondial 2026 qui dure jusqu'au 19 juillet.
Grâce pour Christophe Gleizes
Gianni Infantino a dit espérer que Christophe Gleizes, "le seul journaliste sportif emprisonné dans le monde", soit gracié par le président algérien Abdelmadjid Tebboune et puisse venir couvrir le tournoi pour lequel il a reçu une accréditation. "J'espère vraiment que dans un grand acte d'humanité, on lui accordera une grâce présidentielle et qu'il pourra même nous rejoindre pendant la Coupe du monde", a-t-il dit.
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Collaborateur du magazine So Foot, Christophe Gleizes a été arrêté en mai 2024 dans le cadre d'un reportage sur le club de football de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK). Il a été incarcéré en juin 2025, après sa condamnation pour "apologie du terrorisme" à sept ans de prison.
Arbitre somalien refoulé des États-Unis
Le patron de la Fifa a admis son impuissance face à la décision du gouvernement américain de refouler l'arbitre somalien Omar Atran, qui devait officier pendant le tournoi, pour ses liens présumés avec "des personnes soupçonnées d'appartenir à des organisations terroristes".
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"C'est malheureux ce qui lui est arrivé mais nous ne contrôlons pas tout, a-t-il affirmé. Nous essayons toujours de trouver des solutions mais nous devons respecter le fait que nous ne sommes pas les rois du monde qui peuvent régner sur les gouvernements et les forces de police, nous sommes une organisation sportive".
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Désigné arbitre africain de l'année en 2025, Omar Artan, 34 ans, faisait partie des 52 arbitres retenus par la Fifa pour le Mondial. Il a été refoulé à son arrivée samedi à l'aéroport de Miami (Floride), malgré un visa en règle selon lui, et est rentré mercredi à Mogadiscio.
L'affaire a provoqué l'indignation en Somalie et illustré les fortes tensions liées à la politique migratoire stricte des États-Unis. Mais à un journaliste britannique qui l'interrogeait sur le fait que 15 membres de la délégation iranienne n'aient pas obtenu de visa pour les États-Unis, il a répondu par une question : "En 2035, le Mondial féminin sera au Royaume-Uni. Trouveriez-vous normal que la Fifa dise au gouvernement britannique qui il doit laisser entrer dans son pays?"
Prix des billets
La politique tarifaire de la Fifa pour le Mondial a suscité de nombreuses critiques pour ses prix jugés exorbitants. "Notre prix d'entrée, qui est de 60 dollars, est le plus bas des prix pour n'importe quel sport américain en phase de play-offs. Notre prix moyen qui est de 500 dollars est également le plus bas de la moyenne des sports américains pour des play-offs", a-t-il expliqué, rendant les sites de revente "parfaitement légaux" dans les trois pays organisateurs, responsables de l'envolée des prix.
L'engagement de Donald Trump
Gianni Infantino a salué "l'engagement et l'implication" de Donald Trump, sans qui il aurait été "impossible d'organiser une Coupe du monde aux États-Unis". Le président américain "a immédiatement compris l'ampleur de la Coupe du monde et son impact", a ajouté le dirigeant, confirmant avoir "d'excellentes relations" avec lui.
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C'est pendant le premier mandat de Donald Trump que le Mondial-2026 avait été attribué aux États-Unis, au Mexique et au Canada et Gianni Infantino a décerné au milliardaire républicain le "Prix de la paix" de la Fifa en décembre 2025, une distinction inventée pour l'occasion.
"Pouvoir échanger avec un président sur des sujets importants, avec l’administration, mettre tout sur la table, sans rien demander mais en essayant d’expliquer, je pense que c’est probablement la clé d’une relation positive", a-t-il expliqué. Il a cité en exemple le FIFA Pass, une procédure accélérée pour les demandes de visa de tourisme pour les supporters, ou l'abandon par le gouvernement américain du système de caution bancaire, qui pouvait se monter à plusieurs centaines de dollars pour les fans de certains pays.
Avec AFP
Facts Only
* Gianni Infantino gave a press conference in Mexico on June 10, preceding the opening match of the 2026 World Cup.
* Infantino expressed hope that the Algerian president would grant a presidential pardon to French journalist Christophe Gleizes, who is imprisoned in Algeria.
* Christophe Gleizes was arrested in May 2024 and sentenced for "apologie du terrorisme" to seven years in June 2025.
* Infantino admitted powerlessness regarding the US government's decision to expel Somali referee Omar Artan.
* Omar Artan, designated as the African referee of the year in 2025, was expelled upon arrival at Miami airport, despite having a valid visa according to him.
* Infantino defended FIFA ticket prices, stating they are the lowest for American sports events and the lowest average for American sports play-offs.
* Infantino praised Donald Trump's engagement, stating that positive relations were necessary to organize the World Cup in the US.
* Infantino cited the FIFA Pass and the US abandonment of the bank guarantee system as examples of successful diplomatic engagement.
Executive Summary
Full Take
The narrative juxtaposes high-level sports diplomacy with critical human rights and geopolitical tensions. Infantino’s attempt to mediate the fate of a journalist imprisoned in an authoritarian state highlights the tension between the organization's stated neutrality and the desire to intervene in specific political or judicial matters. This frames sports organizations not just as governing bodies, but as actors seeking influence in sovereign political spaces.
The story of Omar Artan illustrates how geopolitical pressures, specifically strict US immigration policies, can directly impact international sporting events and the freedom of individuals (refugees/arbiters). The subsequent discourse reveals a systemic tension: while FIFA operates on an international stage, its ability to effect change is constrained by the sovereign power of states and external political forces, as seen in the limitations imposed on Infantino by US policy and the need for deference to governments.
The discussion of ticket pricing and relations with Donald Trump further exposes the mechanism of power—economic leverage and political alignment—used to maintain control over large international events. The claim that relations with a president are the "key to a positive relationship" suggests that organizational authority is often achieved through transactional political maneuvering rather than purely objective rule, raising questions about the integrity and independence of global sporting bodies when they engage in such high-stakes political partnerships.
Sentinel — Human
The text exhibits the structure and voice of professional journalistic reporting, integrating complex, disparate facts around a central figure, suggesting human authorship.
